A force de consulter les sites de triathlètes (notamment l'excellentissime blog d'Antoine http://triblogantoine.blogspot.com/) et après diverses constations sur mon entraînement de l'an dernier et celui de Christophe cette année, voilà en vrac quelques remarques :
- le triathlon, et ne riez pas !!!, n'est pas un sport où on nage, on roule et on court, et donc pour lequel il suffirait d'être performant dans les 3 disciplines pour être performant. C'est SURTOUT un sport dans lequel on ENCHAINE vélo et cap...
C'est peut-être une Lapalissade de dire ça, mais il est clair qu'il faut impérativement travailler une 4ème discipline en tri, l'enchainement. Qu'on soit adepte du court ou du très court ou triathlète longue distance, on ne peut s'éviter de claquer des séances d'enchainement et si possible proches de la distance compétition. C'est ce que beaucoup nomment les "séances clés" et ils ont bien raison car c'est vraiment la clé de la réussite en triathlon, et que ne pas les faire expose à de grosses difficultés. Sur du court, ça passe (mais moins bien lol), sur du long, à moins d'être un cycliste énorme et d'avoir géré comme un fou sa partie vélo, ça risque fort de coincer.
Je l'ai testé à mes dépends l'an passé où malgré un entraînement que je qualifierais de sérieux en cap, je me suis retrouvé dans le mur le jour de la course où j'ai craqué à la fois physiquement et moralement.
- Que ce soit pour du court, et à fortiori pour du long, je suis de plus en plus convaincu qu'il faut faire des bornes et des bornes pour se sentir à l'aise physiquement ET confiant de la réussite de son entreprise.
Il est clair que les séances spécifiques de vitesse à différentes intensités sont indispensables pour n'importe quelle épreuve et je n'en ferai pas l'impasse l'année prochaine, surtout si je refais des courses vélo (ce qui est presque acquis !).
Mais il est clair aussi qu'elles ne suffisent pas, ni en vélo, ni en cap. Je le constate dans toutes les épreuves un peu longues que je fais depuis 2 ans : certes ma vitesse de base est bien plus importante qu'avant, mais par contre, je bute toujours par manque d'habitude de ces distances. Bien sûr, peut-être ne sais-je pas gérer ma vitesse sur les 2-3 premières heures de course... mais il n'y a pas que ça ! Des gars que je bats en course courte finissent les épreuves longues bien mieux que moi, je l'ai encore constaté à Flavignac.
Peut-être fais-je fausse route en ces temps où l'on ne jure que par le spécifique et où faire des bornes confine au plus ringard lol, mais tant pis pour la mode ! L'année prochaine, je ferai plus de sorties longues, c'est une évidence. Pas forcément en hiver, mais plutôt au printemps, pour préparer spécifiquement aux efforts longue durée des triathlons.
- Après avoir lu beaucoup de plans, je crois de plus en plus en cette programmation annuelle :
-> novembre-décembre : entretien, remise en forme(s), foncier
-> janvier à mars : préparation générale, orientée "court" : objectif travailler la vitesse et arriver au top pour la saison des courses vélo et avec une solide base pour préparer les tris. Faire quelques séances longues.
-> avril-mai : préparation spécifique triathlon de 8 semaines (6-7 semaines de prépa et une semaine de jus avant l'épreuve) et entretien de la vitesse grâce aux courses du week end.
-> juin : triathlon objectif + quelques courses vélo
-> juillet : petite coupure puis 3 semaines de remise en route très tranquille et progressive
-> août et septembre : préparation pour les courses et éventuellemnt un triathlon en fin de saison
Mon expérience de 2006 où j'ai bien marché d'avril à juillet avant de subir un bon contre-coup en août m'a servi de leçon : même si on se sent bien, je pense qu'après 3 mois "en haut de la vague", il faut relâcher nettement pour recharger les accus.
La méforme actuelle de Christophe en est une autre preuve : à nos âges lol, on ne peut pas espérer rester au top toute la saison et il faut accepter de couper les gros efforts pendant 3-4 semaines.
J'ai la sensation actuellement d'être pas trop mal et j'aime à croire que ma relative pause (3 semaines avec 2 sorties cool et pas longues par semaine) de juillet m'a bien requinqué et que je suis à nouveau dans une forme ascendante, ce qui semble malheureusement être le contraire pour Christophe.
- Et enfin, un mot sur les fameuses "séances clés" :
-> périodicité : une tous les 10 jours pendant 6 semaines, soit un total de 4, me semble être un bon dosage.
-> nécessité donc d'organiser son entraînement en cycles de 10 jours et non plus d'une semaine. Cela me semble d'ailleurs plus souple et plus équilibré.
-> la quantité : elle dépendra du format de triathlon choisi : si c'est un CD, je m'attacherai à faire du "qui peut le plus peut le moins" à savoir faire à l'entraînement plus long que la distance compet : par exemple, aller jusqu'à des séances 60/15, d'autant que si je fais ensuite un LD en fin de saison, l'adaptation se fera plus facilement.
Si c'est un LD en juin, il faudra fleurter avec la distance objectif, du style 90/15 ou 100/15.
Pour un Long comme Bisca, un truc genre 120/20, voire 130/15 ou 130/20 me semble raisonnable et nécessaire.
Voilà, c'est fini pour ce soir...:-))
Bientôt quelques projections et idées pour la cap.
@+
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